La roche tarpéienne est proche du Capitole

1 avr. 2015

Un lien intéressant...



http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/240215/lheterodoxie-en-economie-une-chance-pour-la-france

James Galbraith, fils de John Kenneth Galbraith, est l’un des plus connus des économistes hétérodoxes américains .
Voici ce qu’il dit de ses “confrères” :
“Les figures dominantes contemporaines de l’économie, à savoir la génération des quadragénaires et des quinquagénaires, se sont réunies pour former une sorte de politburo de la pensée économiquement correcte. En règle générale (comme l’on est en droit de s’y attendre de la part d’un club de gentlemen), cela les a amenées à se tromper sur chaque problème politique important, et pas seulement récemment mais depuis des décennies.”
“How the Economists got it wrong” in Prospect.org

Son dernier ouvrage :
La Grande Crise : Comment en Sortir Autrement, Le Seuil, 2015

Ses idées principales :
  1. L'orthodoxie économique suppose que les agents économiques restent toujours rationnels et choisissent leurs objectifs et leurs actions en fonction d'un marché supposé efficient : ces hypothèses sont irréelles et imbéciles.
  2. L'orthodoxie économique suppose que la production ne dépend que du travail et du capital et, parfois, du progrès technique considéré comme un résidu ce qui permet de ne pas tenir compte de la raréfaction des matières premières !
  3. L'orthodoxie économique suppose que l'Etat et les grandes firmes doivent être ignorés puisque le marché est le seul lieu efficient.
  4. L'orthodoxie économique suppose que la monnaie est neutre au sein de l'économie car elle n'est qu'un élément facilitant les échanges.
Bien sûr, ces idées sont elles aussi simplistes car la doxa orthodoxe a un peu avancé sur ces domaines (James Galbraith décrit en fait la pensée des années soixante) mais les fondements théoriques de cette pensée restent les mêmes malgré des modifications mineures !

La crise est pour lui le résultat de fraudes et de comportements criminels qui s'expliquent par des hausses de prix d'un facteur de production et la solution de cette crise se trouve dans :
  1. la baisse du temps de travail, 
  2. l'intervention de l'Etat dans la redistribution des revenus et des richesses, 
  3. la réduction du rôle des banques 
  4. et un développement orienté sur le local et la mise en relation des producteurs et des consommateurs.
  5. Cette sortie de crise repose aussi sur la fin du dogme du remboursement des dettes !
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